Ma 2 juillet, Salle du Stand, 20h30

------------------------------------

Arno

Human Tour

Chanson

-------------------------------------

«Je veux vivre dans un monde sans papiers, où les riches et les pauvres n’existent pas, où les chiens embrassent les chats, où on ne doit pas chercher la beauté et la vérité. Je veux vivre dans un monde où les cons ne font pas de bruit.»

Le monde qu’Arno chante dans Je veux vivre, poignant blues urbain extrait de son nouvel album Human Incognito, est un beau monde, mais il n’existe pas. «C’est une utopie», avoue le chanteur, auteur et compositeur. «Mais il faut bien rester positif, hein? Etre négatif n’a jamais aidé à faire avancer les choses. Et moi, je veux avancer...» Avec l’expérience et l’inspiration instinctive qu’on lui connaît, le challenge pour Arno aujourd’hui n’est pas tant d’enregistrer un nouvel album mais bien de ne pas se répéter. «J’ai déjà fait trente-deux albums studio dans ma vie, avec Tjens Couter, TC Matic, The Subrovniks, Charles et les Lulus, Charles and The White Trash European Blues Connection et sous le nom d’Arno bien sûr...»

«A chaque fois, je me dis que je ne dois pas faire la même chose que sur mon disque précédent et c’est de plus en plus difficile. Il m’arrive de passer des nuits blanches à cause de ça. Mais une fois que j’ai trouvé ce que je veux, ça va très vite. Je suis un impulsif. Pour Human Incognito, j’ai souhaité privilégier une démarche organique. Il y a beaucoup moins de synthés et de claviers que sur mes albums précédents. Human Incognito, c’est ma voix, des guitares, une basse et une batterie... Tu vois un peu le bazar ?»

Et puis, il y a toujours ce sens de la formule qui n’appartient qu’à lui. Seul Arno est capable de piquer là où il faut (Je veux vivre) sans pour autant jouer au donneur de leçon. Arno dit «je t’aime en silence», boit à la santé des cocus (Santé), voit «une vache qui danse le tango» (Une chanson absurde).

«Mon point de vue, c’est celui de l’être humain,» rappelle-t-il. «Toutes mes chansons naissent de mon observation des gens. Je suis un solitaire, mais j’aime profondément les gens. Je les regarde, je les écoute, ils m’inspirent. A la base de mes chansons, il y a toujours une situation vécue que je transforme ensuite.»

Alors, faut-il le croire quand il chante I’m just an old motherfucker sur fond de guitares rauques ? «Oui, c’est vrai, je suis un old motherfucker. Il m’arrive aussi de parler comme un vieux motherfucker. Je trouve ainsi que le rock est devenu beaucoup trop calculé aujourd’hui. Plus personne n’ose prendre des risques. Ça manque de révolte. A l’image du monde, le rock est devenu trop conservateur.»

Heureusement, il y a encore des albums comme Human Incognito pour nous prouver le contraire.

 

Arno: chant / Mirko Banovic: basse / Bruno Fevery: guitare / Laurens Smagghe : batterie / Tomas Vanderplaetse : claviers

 

Prix : 45.–

Caisses : 19h30

 

billetterie

Du 28 juin au 6 juillet, Esplanade, avant (19h) et après (22h) les spectacles

------------------------------------

Thierry Roques

Accordéon sans frontières

------------------------------------

Issu d’une famille «accordéon et musique», il débute son apprentissage dès l’âge de 5 ans. Son père André lui inculque les premiers rudiments du solfège et de la boîte à frisson. Des cours d’accordéon qui deviennent très vite des moments privilégiés et d’une rare efficacité, car par la suite il jouera (entre autres, la liste est longue !) avec Romain Didier, Serge Reggiani, Francis Cabrel, Guy Béart, Pierre Perret (déjà 4 albums) et … Alain Roche Trio !

En 2018, il est sur scène avec Enrico MACIAS, Les 2moizelles, Paris BUKAREST avec Nathalie JOLY, Driss El Maloumi (Maroc), Les Mômes de PANAME, EINSTEIN le Spectacle avec la compagnie Boll&ROCHE (Suisse) mais aussi Françoise Guerlin (chant, jazz), Eric Fraj (poète occitan), Bernard Stimbre (chanson française).

Grâce au souffle tour à tour subtil, festif, envoûtant ou endiablé mais toujours chaleureux de son instrument, il transformera une tente au confort tout relatif en un endroit où il fait bon vivre, y faisant se côtoyer fiesta, musiques du monde, tradition, musette, moderne, le tout avec un charisme exceptionnel.

 

Entrée libre